Guide pratique de l’autobiographie 4

Vous souhaitez rédiger vos mémoires ? Voici la quatrième étape.

17.12.2025

Vous souhaitez rédiger vos mémoires, écrire vos souvenirs, concevoir une autobiographie, garder une trace d’un épisode particulier de votre vie ou de celle de vos parents ?

Dans cette série d’articles, je passe en revue les différentes étapes d’un tel projet et vous donne de précieux conseils pratiques.

Si vous n’avez pas lu les premiers articles de la série, jetez-y un œil ici :

L’article ci-dessous se consacre à l’étape numéro quatre : motivation et persévérance

En quoi consiste cette quatrième étape ?
La rédaction d’un récit – de vie, de vacances, professionnel, etc. – est un voyage au long cours. Comme pour de nombreux projets, on est souvent très enthousiaste au début. On se lance dans l’aventure tout feu tout flamme. Mais à la première difficulté, on se décourage, on baisse les bras. Alors comment garder la motivation sur le long terme ?

Face à la motivation, la population se divise – à mon avis – en trois catégories :

1_Les personnes qui trouvent leur motivation à l’intérieur d’elles-mêmes. Elles se nourriront volontiers de tutoriels et astuces glanés à droite ou à gauche, mais définiront ensuite leur propre marche à suivre.

Si votre motivation vient de l’intérieur, voici les quelques conseils que je peux vous donner :

  • Évaluez approximativement le volume de travail en amont pour savoir à quoi vous attendre. Puis divisez votre travail en plusieurs blocs et attelez-vous à un bloc à la fois.
  • Planifiez votre travail et définissez une routine de travail. Fixez-vous par exemple une plage horaire hebdomadaire pendant laquelle vous écrivez et tâchez de vous y tenir. Choisissez un moment et un lieu favorables.
  • Écrivez même si vous avez l’impression d’être bloqué·e, de ne rien avoir à dire. C’est en écrivant – en vrac, même juste ce qui vous vient à l’esprit – qu’on libère le processus créatif (voir livre de Marie-Eve Tschumi « Écris ton histoire »).
  • Soyez tolérant·e avec vous-même. Ce projet devrait dans la mesure du possible plutôt être source de joie que de frustration.
  • Luttez contre le syndrome de l’imposteur. Les pensées telles que « Mon histoire ne vaut pas la peine d’être racontée » ou « Je ne sais pas écrire, cela ne sert à rien que je continue » sont naturelles. Les moments de doute font partie du processus. Mais ne les laissez pas tout gâcher. Dans ces moments-là, repensez à votre objectif de départ et écartez les pensées négatives qui ont pour seul effet de vous détourner de votre projet. Votre histoire a de la valeur et mérite d’être racontée. Les détails du quotidien sont le plus souvent des pépites. Et votre écriture, authentique, apportera de la richesse, de la profondeur à ce récit. Une balade dans la nature ou une discussion avec une personne de confiance peut vous aider à vous réaligner.
  • Si les faits que vous racontez sont particulièrement difficiles, pensez à vous faire accompagner d’un ou d’une thérapeute. L’écriture peut être thérapeutique, mais ne suffira probablement pas à elle-seule à surmonter d’éventuels traumatismes.


2_Les personnes qui ont besoin d’être motivées par un (ou plusieurs) tiers.
Vous en faites partie ? Dans ce cas, plusieurs options s’offrent à vous.

  • Vous pouvez par exemple participer à un cours ou atelier d’écriture ou rejoindre un cercle d’écrivains. Écrire à plusieurs tout en bénéficiant des conseils de professionnel·le·s peut être particulièrement motivant. Une brève recherche sur Internet vous livrera les ateliers et cours disponibles dans votre région.
  • Vous pouvez aussi trouver un binôme, une autre personne désireuse d’écrire. Peut-être la rencontrerez-vous lors d’un cours, d’ailleurs. Poursuivre un projet à deux permet de se motiver mutuellement, de se tenir au courant de l’avancée de nos projets respectifs, même pourquoi pas de se donner rendez-vous pour écrire ensemble.
  • Une alternative est de vous faire accompagner par un ou une coach. Dans ce cas, je vous conseille avec plaisir les services de Marie-Eve Tschumi à Lausanne (https://www.ecrivain-e.com) ou d’Anne-Laure Ubaud à Vevey (https://alu-mette.com).
  • Finalement, vous pouvez aussi déléguer tout ou une partie du travail à un·e biographe comme moi-même. Nous pouvons définir une répartition des tâches qui vous convient. Par exemple : vous écrivez et je relis, je vous donne des conseils de structure ou de mise en page et je vous accompagne dans le processus d’impression.


3_Les personnes qui papillonnent entre ces deux extrêmes.
Peut-être qu’au début du projet, vous aurez en vous une énergie et une motivation qui vous permettront de déplacer des montagnes, et que pour quelque raison que ce soit, ce feu s’atténuera avec le temps. Peut-être que ce sera l’inverse, qu’au pied de la montagne, celle-ci vous paraîtra insurmontable, mais qu’au gré des étapes, vous aurez envie de prendre votre envol seul·e. Tout est possible. Papillonnez librement entre ces deux extrêmes. Autorisez-vous à faire les choses comme elles viennent, comme elles vous conviennent.

Cet article vous a inspiré ? Écrivez-moi pour me dire si cette lecture vous a apporté des conseils utiles pour mener à bien votre projet. Qu’allez-vous mettre en place ?

Vous avez besoin d’aide ? Je mets volontiers mon expérience et mes compétences à votre service pour mener votre projet à bien. Parlons-en de vive voix. Sans engagement.